CAMPAGNE « STOP HARCÈLEMENT SEXUEL»

« STOP HARCÈLEMENT SEXUEL » est le nom de la campagne initiée et faite par PeACE-ONG dans ses communes d’intervention. C’est une campagne qui s’est déroulée dans le mois de mai 2019 dans quatre (04) communes du département de l’Atlantique à savoir : Zè, Kpomassè, Sô-Ava et Tori-Bossito.

La campagne « STOP HARCÈLEMENT SEXUEL » fait suite à la formation des enseignants et artisans des communes d’intervention de PeACE-ONG.

Pourquoi une telle campagne ?

Le harcèlement est défini comme « le fait pour quelqu’un de donner des ordres, d’user de paroles, de gestes, d’écrits, de messages et ce, de façon répétée, de proférer des menaces, d’imposer des contraintes, d’exercer des pressions ou d’utiliser tout autre moyen aux fins d’obtenir d’une personne en situation de vulnérabilité ou de subordination des faveurs de quelque nature que ce soit y compris sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers contre la volonté de la femme harcelée » (art. 2 loi n°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes).

Le harcèlement sexuel est l’une des principales causes du départ des enfants de leur communauté pour d’autres destinations y compris la rue. C’est un phénomène qui touche aussi bien les élèves que les apprentis. Il s’observe dans les établissements scolaires, dans les ateliers, dans la rue…partout dans la communauté. Les auteurs peuvent être des enseignants, des patrons d’ateliers, des apprentis, des parents, … des personnes de toutes les catégories socioprofessionnelles…

Que vise PeACE-ONG en initiant cette campagne ? 

L’objectif général visé est de communiquer sur le harcèlement sexuel en vue d’outiller les élèves et les apprentis à se défendre contre les prédateurs sexuels dans leur milieu de vie. De façon plus spécifique, il s’agira de :

     – expliquer aux élèves et aux apprentis le concept du « harcèlement sexuel » ;

    – éduquer élèves et les apprentis sur les comportements à adopter dans l’école et dans les ateliers ; 

     – informer élèves et les apprentis de l’existence des voies de recours en cas de harcèlement sexuel.

Quelles sont les cibles de la campagne ?

Les principales cibles de la campagne « STOP HARCÈLEMENT SEXUEL » sont  principales les élèves et les apprentis. En fait, le statut d’élève et/ou d’apprentis met les enfants dans une certaine situation de vulnérabilité ou de subordination. Face aux avances de leurs éducateurs, ils n’ont pas toujours le courage de refuser en signe de respect ou par peur d’être maltraités ou persécutés. La situation économique précaire de certains enfants notamment les apprentis fait d’eux des ‘’proies’’ faciles.

Quelles sont les stratégies de mise en œuvre de la campagne ?

La stratégie mise en place par PeACE-ONG est d’aller à la rencontre des élèves et des apprentis dans leurs lieux d’apprentissage et d’échanger avec eux à bâtons rompus et sans tabou. PeACE-ONG entend s’impliquer activement dans l’organisation des journées culturelles ou récréatives dans les écoles pour sensibiliser les élèves. Pour ce qui concerne les apprentis, il s’agira de les rencontrer lors de leur regroupement dans les arrondissements pour des séances de partages.

Les séances seront animées à l’aide de supports visuels. En effet, deux principaux visuels ont permis de réaliser la campagne dans les écoles et les ateliers. La première affiche met en scène le harcèlement sexuel d’une élève par son éducateur qui essaie sur elle des attouchements à caractère sexuel : une main essayant de toucher les fesses de la fille qui, avec son doigt, oppose un refus catégorique. Le tout est posé sur une main faisant STOP. L’image est barrée par une bande rouge avec l’indication « STOP HARCÈLEMENT SEXUEL ». Le principal message de cette affiche est : Le harcèlement sexuel détruit les enfants.

Quant à la seconde affiche, elle est semblable à la première. Cependant, le décor est différent ainsi que le message principal : Éducateur et non Persécuteur !

«Yantché yanché, je suis djôgô djôgô  » est le slogan officiel de la campagne. Littéralement, cela signifie :  « mon gars (ou mon mon cher), je suis mineur ».

 

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